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L’échec scolaire
Un article écrit par Isabel Perez, Coach scolaire
Difficultés durables, troubles des apprentissages, estime de soi et confiance en soi fragile, défaut de motivation, difficultés familiales. Autant de facteurs qui jettent parfois un peu d’ombre au tableau des résultats des élèves et peuvent rendre le parcours scolaire chaotique.
Que faire pour que vos enfants n’entrent pas dans la spirale de l’échec ? Comment réagir ?
Rassurer et encourager La première attitude à adopter consiste à rassurer. Il est important de rappeler aux enfants que l’amour qui leur est porté n’est pas lié aux résultats scolaires. Valoriser toutes les compétences extrascolaires permet de renforcer l’estime de soi. Chacun a des qualités propres, humaines, sociales, dans le domaine sportif, musical qui doivent être mises d’autant plus en lumière que l’élève est fragilisé dans sa scolarité.
Éviter de culpabiliser Certains parents se sentent responsables : «Qu’ai-je fait faux ?», d’autres feignent ne pas voir les difficultés ou tardent à prendre des mesures. Les parents et enfants se sentent majoritairement démunis lors des premiers constats d’échec. Observer que son enfant n’apprend pas facilement, pas comme les autres ou pas aussi bien que ses camarades n’est jamais évident. Cela étant, l’échec scolaire a des causes multifactorielles, il est donc préférable de dispenser son énergie à chercher des solutions plutôt qu’un ou des coupables.
Quant à l’élève, il risque de se sentir impuissant, d’adopter des stratégies qui masquent le handicap. Il peut encore se sentir échouer et va extérioriser son mal-être de sorte qu’enseignant et parents s’inquiéteront plus de problèmes comportementaux que d’éventuels troubles d’apprentissages. Cela constitue un phénomène plus fréquemment observé chez les garçons. Les filles quant à elles auront majoritairement tendance à se renfermer sur elles-mêmes en situation difficile.
Ne pas tomber dans la culpabilité n’est pas simple mais pourtant essentiel pour parvenir à tranquilliser l’enfant : il a besoin de sentir les adultes confiants autour de lui.
Relever le problème Une des raisons pour lesquelles certains parents hésitent à demander de l’aide et à mettre en place un suivi approprié, c’est parce qu’ils veulent éviter que l’enfant soit stigmatisé. Ils se demandent comment l’enfant va réagir, s’il va se sentir différent des autres et s’il ne vaut pas mieux faire «avec les moyens du bord». Mais ceux qui ont franchi le pas et opté pour cette démarche se sentent soulagés que des mots soient mis sur les difficultés. L’enfant sera soulagé de réaliser que ce n’est pas qu’une question d’intelligence, de manque de travail. Un trouble propre et reconnu l’empêche d’apprendre et de figurer parmi les «bons élèves». Il trouvera des explications à ses difficultés et sera apaisé de savoir que celles-ci ne sont pas inéluctables.
Ne pas mettre trop de pression Il est préférable de ne pas s’alarmer en imposant tout de suite une aide à l’enfant mais plutôt de dialoguer régulièrement avec lui pour tenter de le faire mettre ses propres mots sur ce qu’il vit à l’école et comment il s’y sent. Il faut l’aider à verbaliser ce qui, de son point de vue, l’empêche d’apprendre. Ainsi, l’enfant prend davantage conscience de sa situation et les craintes éventuelles des parents ne sont pas projetées. Enfin, en reconnaissant qu’il traverse des difficultés, l’enfant sera plus enclin à accepter de l’aide, voire à en demander.
Faire preuve de patience Si des lacunes ont persisté durablement, il faudra du temps pour les combler et suivre le programme en même temps. Il risque donc d’y avoir un décalage entre les efforts fournis et la récompense représentée par des résultats qui prennent la pente ascendante. Veillez à bien l’expliquer aux enfants et à régulièrement faire le point avec eux pour relever chacune des améliorations. Tenir un journal de bord des résultats dès qu’un suivi est mis en place peut être une bonne astuce.
Demander de l’aide au corps professionnel Contacter les enseignants permet d’échanger les observations faites de part et d'autre qui peuvent différer considérablement. Le regard de l’enseignant, s’il est à l’écoute et sensible à la situation de l’élève, est précieux. D’autres intervenants peuvent être contactés : doyen, médiateur, infirmière et médecin scolaire.
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