La période du non est un challenge qui vous fera sourire une fois dépassée, mais qui comporte également un certain nombre d’enjeux.
Toutefois, vous devez prendre conscience de la normalité de ce moment, pour l’accueillir avec positivité.
Mais comment réussir à gérer cette phase d’opposition permanente, dans un contexte de parentalité bienveillante ?
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De plus, à Neuchâtel, il existe de nombreux cours et ateliers de discipline positive pour les parents qui pourront vous aider à traverser la période du non.
La période du non, un cap incontournable à passer.
Votre enfant vous dit non dans tous les contextes ? Alors pas de panique, car c’est normal. Vers l’âge de deux ans, avec l’acquisition de la parole, l’enfant prend conscience qu’il est une personne à part entière. Il commence donc à s’affirmer, à marquer une volonté d’autonomie, tout en vous faisant bien comprendre que vos désirs et les siens sont différents.
Toutefois, vous ne devez pas vous dire que « ça lui passera », en ignorant son comportement ou en oubliant de réagir.
En effet, la période du non est également l’occasion pour votre enfant de tester vos limites. Pour cela, il faut que vous en ayez, et que vous les posiez de manière claire ! Car si vous pensez qu’il est trop petit pour comprendre, ce n’est pas le cas. Une grande partie de l’éducation se fait à ce moment-là, alors il vous faut savoir réagir dès la période du non.
Quelques idées pour faire face à la période du non.
- Modérer votre emploi du non.
Vous vous en doutez bien, si votre enfant dit non, c’est par mimétisme. Il reproduit ce que vous faites et dites, c’est pourquoi l’usage du non devrait être fait avec justesse et parcimonie.
Face à des interdits non négociables, votre non doit être ferme, et dans des cas moins essentiels, pourquoi ne pas varier votre vocabulaire ?
- Ne posez pas de questions.
Il est l’heure d’aller prendre le bain ? Ne laissez pas penser à votre enfant qu’il a une forme de choix face à l’issue de la situation.
Alors plutôt qu’un « Veux-tu prendre ton bain », auquel il pourrait vous répondre non, expliquez-lui « c’est l’heure de prendre le bain, il est important que tu sois propre, tu te sentiras mieux, etc. ».
- Ne riez pas face au non.
Un enfant qui commence à parler et à s’affirmer peut se révéler être amusant, et parfois même éveiller de la fierté chez un parent qui admire le caractère de son petit. Attention ! Si votre enfant vous voit sourire ou l’encourager, il recommencera, et ces petits non tout mignons ne sont que la partie émergée de l’iceberg…
Anticipez les périodes difficiles, en soulignant plutôt ses oui !
- Ecoutez.
Quand l’enfant dit non, cela implique un ressenti. Essayez donc de comprendre la raison de sa réaction, en tenant compte de ses émotions pour le faire grandir dans la confiance.
- Communiquez.
Pour que l’enfant comprenne qu’il ne doit pas dire non dans certains contextes, mais plutôt faire preuve d’obéissance, expliquez-lui pourquoi vous attendez qu’il se comporte de telle ou telle manière.
Au lieu d’un « Ne mets pas tes pieds à table », qui pourrait générer de la frustration et déclencher un non d’incompréhension, vous pouvez opter pour un « Quand tu mets tes pieds sur la table, tu manques de respect aux personnes autour de toi et tu salis la nappe de Maman. Je t’interdis de le faire ».
Ainsi, vous pouvez être ferme en lui permettant de mieux comprendre ce qui vous dérange dans les conséquences de ses actes.
Sachez donc être serein et ferme face à la période du non. Marquant le début de l’affirmation de votre enfant, c’est également une phase d’opposition qu’il faut savoir maîtriser pour en tirer le meilleur.
Adoptez les bons réflexes, dans une optique de parentalité bienveillante !
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