La colère est une émotion violente qui bouleverse l’état psychologique et physiologique de l’individu. La pensée reste figée sur un élément, le pouls s’accélère, les capacités de raisonnement sont réduites, voire remplacées par des cris, des pleurs, ou des gestes de colère. C’est pourquoi il est difficile de vouloir raisonner son jeune avant d’avoir cherché à le calmer.
La colère est un excellent moyen d’alerte. Elle signale qu’un évènement est allé à l’encontre des souhaits de votre pré-ado, ou bien qu’il a trouvé une situation injuste ou encore qu’il s’est senti blessé. Elle lui offre les moyens de se mobiliser pour exprimer son mécontentement (quand bien même il pourrait nous paraître injustifié).
À présent que nous savons que la colère est une émotion intense qui limite le raisonnement et qui exprime une insatisfaction/injustice, voyons comment on peut gérer celle de son jeune. Une des méthodes consiste à effectuer 4 étapes : Ecouter, Valider, Calmer, Raisonner.
Pour commencer, il faut prendre le temps d’écouter la colère de son pré-ado, savoir pourquoi il est en colère selon lui. On peut avoir une idée de sa colère, mais l’important ici, c’est que de lui-même, il mette des mots sur ce qui le met dans cet état. On peut alors essayer d’identifier les éléments qui sont à l’origine de cette explosion d’émotion (moquerie, impuissance, sentiment d’infériorité, harcèlement, frustration, etc.)
Exemple : Je vois bien que tu es en colère, est-ce que tu arrives à me dire ce qui t’a en colère comme ça ?
Après avoir écouté la colère de votre pré-ado, il faut autant se faire se peut la valider. Cela permet au jeune de se sentir légitimé dans ce qu’il ressent (c’est ce qui généralement fait défaut dans la colère). En validant ce qu’il ressent, vous lui dites qu’il a raison de ressentir cela, et ainsi la colère peut redescendre. Cette étape est parfois délicate à faire, car il se peut que vous ne soyez pas du tout en accord avec votre pré-ado. Si c’est le cas, essayez de vous rappeler qu’il s’agit non pas de valider s’il a raison ou non, mais bien que ce qu’il ressent est vrai.
En fonction des situations, il se peut que l’étape Calmer doive passer avant le reste (violence, enfant ingérable, écoute impossible). N’hésitez pas à commencer par calmer votre jeune si vous trouvez cela pertinent dans ladite situation.
Généralement, le fait d’avoir écouté et valider a déjà permis de réduire la colère, et il n’y a plus besoin de calmer le jeune. Dans le cas contraire, proposez-lui de faire des activités relaxantes (prendre le temps de respirer, faire un tour dehors, s’isoler avec de la musique), tout ce qui peut lui permettre de redescendre en tension.
Maintenant que votre pré-ado est calmé, vous pouvez (enfin) le raisonner sur ce qui s’est passé. Il s’agit ici de lui dire que bien que vous compreniez sa colère, vous lui exprimez votre point de vue de la situation. Vous êtes détenteur de l’autorité, il y a des règles que vous avez décidées, et il se doit de les respecter. Il est important ici de remettre l’église au centre du village. Sa colère peut être comprise, mais ce n’est pas pour autant que les choses vont changer (si ce n’est pas justifié). Si des règles venaient à changer lorsqu’il est en colère, cela signifierait qu’elle est un moyen efficace pour faire changer les choses. Il se peut qu’après le pré-ado – malgré lui – passe par la colère pour obtenir ce qu’il souhaite. Et très vite, les relations peuvent devenir très conflictuelles, puisque la colère est devenue une façon d’obtenir ce qu’il souhaite …
Bien que toutes les colères ne soient pas à éviter, les modérer est tout de même une excellente solution. Voici quelques pistes pour y parvenir :
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