04. Vos principales questions sur l'hyperactivité

Notre expert

Un article fait en collaboration avec l'Aspedah,
Association Suisse romande de parents et d'adultes concernés par
le trouble du déficit d'attention/hyperactivité.


Elle répond à vos questions si vous en avez

aspedah@aspedah.ch

 

 

 
      

Y a-t-il des facteurs héréditaires dans l'hyperactivité?
Pour les enfants hyperactifs et répondant aux principaux critères, 60% de leurs parents ont le même type de symptômes. Il y a donc un facteur génétique, mais non héréditaire. Ce sont plutôt des facteurs neuro-biologiques.
  

Y a-t-il de l'hyperactivité dans toutes les cultures?
Oui, on la retrouve dans toutes les cultures. Mais il faut tempérer la réponse en tenant compte également de l'interaction entre les facteurs neuro-biologiques et environnementaux: un enfant qui bouge beaucoup dérange plus en milieu urbain qu'en milieu rural où il peut s'épanouir à l'extérieur.
   

Mais est-ce une maladie ou une inadaptation aux contraintes?
Dans une certaine mesure, cette société branchée sur la performance n'améliore pas l'état des enfants hyperactifs. Ils ont des compétences mais ne performent pas et notre société les accepte mal.
Mais une des choses essentielles qui fait que ces enfants doivent être pris en charge, c'est qu'ils souffrent et font souffrir leur entourage, malgré eux.
Attention à ne pas faire l'amalgame avec l'enfant vif, qui bouge beaucoup, mais qui ne souffre ni ne fait souffrir sa famille.
  

L'hyperactivité est-elle toujours liée avec des troubles psychomoteurs?
30% des enfants ont un retard du développement moteur: maladroit, immaturité motrice, … On peut donc avoir différentes approches avec eux:
Une approche avec la psychomotricité, un travail psychomoteur qui est très bien avec les petits et une approche avec l'intégration sensorielle: ergothérapie, Tomatis,… qui leur apprend à planifier des actions, les choses les unes après les autres.
  

Par quel bout prendre le problème s'il faut une prise en charge rapide?
Le dialogue avec l'enseignant est essentiel et c'est souvent au moment de l'école qu'ils sont détectés. Le dialogue entre parents, enseignant et pédiatre est fondamental. Le pédiatre peut être l'intermédiaire entre la famille et l'enseignant qui devrait être associé à un plan d'ensemble : on devrait l'informer si on donne de la Ritaline et définir ensemble ce qu'on attend du médicament. Seul, il ne sert à rien. Quand l'enfant est sous Ritaline il est plus calme et alors, on peut développer des stratégies pour s'en passer.
Mais attention aussi à ne pas étiqueter les enfants: un trouble de la communication, une anxiété se manifeste souvent par de l'hyperactivité, mais ce n'est pas la même chose. Le problème c'est qu'il n'y a pas de test vraiment efficace actuellement, il faut donc faire des bilans cliniques que les pédiatres sont à même de faire.

Les pronostics à l'âge adulte, s'ils sont sous médicaments?
D'abord tous ne prennent pas de médicaments, la majorité s'en passe, mais 20% environ en prennent et en prendront à l'âge adulte. La Ritaline ne provoque pas de toxicomanie, elle aide l'enfant à aller vers un objectif. En revanche, beaucoup de toxicomanes sont des hyperactifs non diagnostiqués et si on les avait traités plus tôt, ils n'auraient pas été toxicomanes.
Chez les ados, le symptôme principal de l'hyperactivité est la dépression.

Les régimes divers, alternative efficace aux médicaments?
On a beaucoup parlé des colorants, des conservateurs, …Aucune étude n'a prouvé qu'ils sont la cause de l'hyperactivité. En revanche, parfois, certains régimes, certaines méthodes d'écoute, de thérapie améliorent le comportement de l'enfant et le soulage mais les résultats sont très variables d'une famille à l'autre. Mais s'ils sont efficaces pour une famille, toutes ces méthodes peuvent être une alternative aux médicaments.

Attention!
La Ritaline est moins toxique que les neuroleptiques, elle provoque moins d'effets secondaires.

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