Travail - Famille: Au boulot, interdit de mélanger!

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Au-pair

«Le premier jour, j’ai hésité à téléphoner à la nounou. Finalement, je me suis raisonnée et j’ai attendu le soir. Tout s’était très bien passé!»

Lors de ce fameux premier jour, toutes les mamans ne sont pas aussi détendues que Sophie, ravie il est vrai de recommencer à travailler après la naissance de son fils pour «sortir un peu des couches!».
Une exception car pour la plupart des mamans, travailler rime avec culpabiliser.

Christiane Olivier, un rien provocatrice dans son ouvrage (Fayard) «Peut-on être une bonne mère?» attribue cette culpabilité à l’ambivalence de l’amour maternel: «Dois-je me sacrifier pour lui, pour son bonheur, ou dois-je continuer ma vie et lui laisser vivre le déchirement de m’avoir perdue?».

Ainsi posé, on réalise l’absurdité de ce raisonnement! Oui, on peut travailler sans pour autant être une mauvaise mère!
Et oui, on peut faire des enfants sans pour autant devenir une salariée démotivée !
  

A condition de cloisonner autant que possible les deux univers, dans les deux sens!

  • Plutôt facile de ne pas penser à bébé quand on passe ses journées dans un bureau.
    Pas évident quand, comme Charlotte, enseignante, on prépare ses cours à domicile: «En ville, je n’avais pas d’autres choix que la nounou à domicile, alors que j’habite un 3 pièces! Imaginez: moi dans une pièce et ma fille qui pleurait à côté… Je me suis forcée à laisser faire la nounou, et maintenant je lui fais totalement confiance».
       
  • A l’inverse, passée la porte de la maison, laissez vos problèmes de boulot au vestiaire.
    «Au début, j’essayais de rapporter du travail à la maison, pour rattraper mon retard» témoigne Anne, maman de Clément et associée dans une étude notariale.
    «Mais c’était compliqué, mon bébé pleurait, j’ai arrêté. Aujourd’hui, au lieu de 12H par jour avant ma grossesse, je travaille «seulement» 10H! C’était un peu difficile à accepter pour mes associés au début, mais je tiens bon!»

Eh oui, avoir un bébé permet aussi de se poser les vraies questions sur notre rapport au travail.
D’autant qu’aujourd’hui, en France, les femmes ont en moyenne leur premier enfant à presque 30 ans. La carrière est déjà bien entamée, et on peut avoir envie de lever un peu le pied comme Sandrine, 35 ans à la naissance de son fils: «Honnêtement, ça me semblait difficile de m’investir dans ma mission comme avant, avec des réunions tardives et de fréquents déplacements. Mon fils était devenue ma priorité numéro 1. Plutôt que de mal le vivre, j’en ai parlé à ma direction. Nous avons trouvé un poste qui me convenait mieux et avec possibilité d’un 4/5ème.»

Sans aller jusque là, rares sont les mamans qui n’adoptent pas un nouveau rythme de travail à l’arrivée de bébé.
Sophie s’est réparti les rôles avec son mari: «A lui, les conduites du matin pour me permettre d’arriver plus tôt au travail. Moi, j’assure le soir et je pars à 18H quoi qu’il arrive. Le gong de la nounou sonne!»

 

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